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Par
l’organisation d’un référendum sur l’Europe et sa Constitution, le
Président de la République a annoncé une décision qui répond
favorablement à une vieille revendication de CPNT.
Dans ce
référendum, CPNT appellera à voter NON à cette Constitution
qui n’est d’une part qu’un braderie des pouvoirs français et d’autre
part, un abandon clair de nos différences, de nos spécificités
nationales et un sacrifice de nos cultures, de nos services publics,
de notre agriculture, de notre système social (même s’il est
imparfait) et de nos emplois au profit d’un super-état fédéral.
Pour CPNT,
voter NON à la Constitution, c’est refuser les diktats des
technocrates européens et la dérive fédéraliste de l’Union
Européenne. Voter NON, c’est veiller au respect des différences, des
libertés et du bien-être quotidien de chacun.
CPNT regrette
néanmoins que cette consultation populaire n’ait pas lieu avant la
fin … 2005 ! L’honnêteté intellectuelle et politique aurait voulu
que cette question soit au centre de la dernière campagne électorale
européenne en juin de façon à savoir pour quoi les Français allaient
élire des députés européens. C’est ce que réclamait CPNT en faisant
campagne sur des thèmes réellement européens et non, comme les
autres, sur des débats de pure politique intérieure sur le thème
« sanctionner ou non le gouvernement ». Malheureusement, la
politique politicienne a pris le pas sur l’avenir des Français dans
cette Europe.
CPNT se
félicite néanmoins de voir que dans ce débat sur la Constitution
européenne, certains, comme au PS, reprennent enfin leurs esprits,
que ce soit par conviction refoulée ou calcul électoraliste pour
2007, en rejoignant la position sur l’Europe de CPNT qui elle, n’a
pas varié d’un pouce et demeure une constante depuis sa création en
1989.
Pour CPNT,
s’il convient certes de poursuivre et d'intensifier la
coopération européenne dans le respect des différences et
spécificités nationales – et non d’intensifier comme c’est le cas
l’intégration européenne en transférant tous les pouvoirs aux
technocrates de Bruxelles -, il faut d’abord veiller dans ce
référendum à ce qu’on n’escamote pas le vrai débat. En effet,
celui-ci ne doit pas se résumer en un simple « Pour ou Contre le
gouvernement en place » ou « est-ce bon ou mauvais pour les
élections présidentielles de 2007 ? ». La seule question qui vaille,
c’est « cette Constitution est-elle bonne pour la France ? » et en
l’état, c’est NON !
Dans ce débat,
il faut veiller à ce que tout soit mis sur la table : un bilan
« coûts / avantages » de l’Europe avec toutes les implications
futures, les problèmes, les restrictions, le « qui paiera quoi ? »
et la place de la France dans cette Tour de Babel européenne. |