| Communiqué du
18/10/2005 |
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Grippe Aviaire : ni fatalisme, ni alarmisme, mais... |
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Même si l'on dénombre malheureusement depuis 2 ans une soixantaine de morts (sur une population de plus de 2 milliards de personnes !) en Asie dues au virus H5N1 de la grippe aviaire, et que l'on est bien loin des milliers de morts causés chaque année par la grippe « classique », le sujet est suffisamment grave pour mériter mieux que du fatalisme ou de l'alarmisme et encore moins de l'extrémisme ou de la paranoïa sur fond d'antichasse comme s’y livrent divers groupuscules en demandant l’interdiction de la chasse ou l’abattage de tous les appeaux (ce qui est pour le moins curieux venant de
soi-disant ornithologues !).
Si le dernier cas d'apparition de la grippe aviaire en Europe, date de 2003 en Hollande, ou elle fut parfaitement cantonnée, il s'agissait d'une souche moins pathogène que le H5N1.
Aussi, CPNT estime nécessaire de mettre en place par principe de précaution des mesures de veille sanitaire à travers les structures de la chasse et des acteurs de terrain privilégiés que sont les chasseurs en raison de leur couverture permanente du territoire :
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par un programme de vigilance et de surveillance des territoires ;
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par un programme de collecte d'oiseaux trouvés morts ;
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par un programme d'oiseaux tués à la chasse en quantité statistiquement représentative et jusqu'à la fin février au minimum ;
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par les analyses de l'ensemble de ces oiseaux réalisées par des scientifiques, comme ceux du réseau SAGIR. Ils sauront déterminer si oui ou non il existe des porteurs « sains », en quelle quantité et si oui ou non il y a des cas de mortalité due à la grippe aviaire. Un budget d’état doit être prévu pour couvrir les frais d’analyse.
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Par ailleurs, selon CPNT, il ne faut pas interdire la chasse car, au contraire, elle permet cette veille permanente et par ses prélèvements limite les risques tout en assurant des possibilités de collecte d’oiseaux pour toutes les analyses qui seraient nécessaires.
De plus, pour CPNT, il y a lieu de s’interroger sur les risques potentiels que font courir les fortes concentrations d’oiseaux dans les réserves ornithologiques, d’autant plus qu’elles sont ouvertes au public ou aux scolaires !
Dans l'état des connaissances actuelles et d'une probabilité non négligeable d'arrivée du virus sur le territoire national, CPNT conseille aux chasseurs de gibier d'eau, afin de préserver leurs appelants, d'en laisser dès maintenant une partie à l'abri dans leur parc d'intersaison. Pour les appelants qui sont sur les lieux de chasse, il est recommandé de prévoir des mangeoires et des abreuvoirs alimentés en permanence pour une durée d'au moins un mois en cas de mise en évidence d'épizootie.
Pour un principe de précaution, CPNT appelle l'ensemble des ministères concernés à prendre les contacts nécessaires avec les instances cynégétiques afin d'établir au plus vite cette cellule de veille sanitaire à travers la chasse et d'informer les chasseurs sur les actions et les précautions à prendre dès maintenant. Les chasseurs sont des acteurs incontournables de ce dossier et leurs présence et couverture territoriales sont un atout qui doit être utilisé (et non ignoré) par les pouvoirs publics.
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