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Si certains points peuvent sembler positifs et nécessaires, il n’y a cependant aucune avancée concernant les dates et les modes traditionnels de chasse. Ce qui a confirmé l’échec du dernier CNCFS (Conseil National de la Chasse et de la faune Sauvage) en date du 24 juillet pour cause d’obstination de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).
Véritable réquisitoire contre la chasse française, il accuse insidieusement la chasse d'être perturbatrice et de nuire au repos des espèces migratrices. Il instaure la réalisation d'une mise en réseau des zones humides avec, en plus, la mise en place du réseau trame verte et trame bleue.
L'instauration d'une gouvernance scientifique
C'est la mort de l’Observatoire de la chasse et de la faune sauvage, remplacé par un groupe d’experts GEDOC (Groupe d’Experts sur la Directive Oiseaux et la Chasse) qui sera chargé de l’interprétation des données scientifiques et de déterminer les orientations qui en découlent en matière de gestion des espèces, sous l'interprétation du muséum national d'histoire naturel qui ne s’est pas distingué, par le passé, par son amour de la chasse. Par contre, un tel suivi scientifique (s’il l’est vraiment), peut être intéressant à la condition d’être neutre et non pris en otage par les écolos anti-tout ; seule condition pour son bon fonctionnement et son utilité.
Les signataires « s’engagent à favoriser la mise en place ou à compléter un réseau de zones humides non chassées, le long des principales voies migratoires, afin de permettre le repos des oiseaux ». Une charte nationale pour la défense, le développement et la mise en réseau des zones humides sera élaborée et signée au cours de l’année 2009. En clair, à court terme, on nous laissera chasser sur les territoires où il n’y a pas de gibier et lorsqu’il ne passe pas !
En ce qui concerne les dates de chasse, les parties présentes s’engagent à mettre un terme aux conflits. Comment s'engager sur de tels objectifs face à des extrémistes antichasse ?
Pour mémoire, Allain Bougrain-Dubourg considère qu'il est inacceptable de retirer la vie par plaisir et qu'en cela la chasse n'est pas concevable !
Un Comité Opérationnel de Suivi de l’Accord (COSA) qui réunira régulièrement pendant deux ans les parties signataires, sera chargé de suivre la mise en œuvre de l'accord et d’en évaluer les effets. Parmi les premiers dossiers à traiter, devraient figurer le problème des nuisibles, les territoires non chassés, l’avenir des jachères, les dégâts de gibier, les espèces invasives, la réforme de la PAC, la coexistence chasse et ours et la réflexion sur les zones de tranquillité autour des habitations.
Enfin, le COSA organisera trois tables rondes régionales dans les lieux où la pratique de la chasse fait l'objet de polémiques depuis plusieurs années : Col de l'Escrinet, Baie de Seine et Landes, oubliant volontairement - à n'en pas douter - la chasse de la tourterelle dans le Médoc,
alors qu’il s’agit d'un des plus vieux et plus médiatique conflit de la chasse française ?
Comment en tant que chasseur ou responsable de la chasse française signer un tel accord où rien n'est à l'honneur ou rien ne légitimise la chasse française. Une fois encore les ONG budgétivores trouveront matière à s'enrichir, de nouvelles tribunes militantes et la chasse régressera injustement et inéluctablement !
Les principaux dirigeants de la chasse en France s’inquiètent à juste titre de la perte des porteurs de permis, ce n'est pas en cosignant un tel réquisitoire contre la chasse qu'elle retrouvera une dynamique du nombre de ses pratiquants.
Ces tables rondes seraient-elles un coup de poignard dans le dos des chasseurs ? Ca peut y ressembler !
Le Gouvernement se trompe de stratégie et d'électeurs !
Les impératifs d'aboutir coûte que coûte, même avec un mauvais accord, étaient importants pour sauver la face de ceux qui étaient en charge de cette table ronde.
La Table ronde, rajoutée aux décisions méprisantes diligentées par le ministère et son ministre Jean-louis Borloo, laissera un goût amer aux chasseurs, particulièrement à ceux de gibier d'eau.
D’autres feront les frais de l'extrémisme rampant de cet accord : les piégeurs, les chasseurs d'Ortolans, du Col de l'Escrinet… mais la liste des chasseurs s'alourdira avec celle des espèces vouées aux moratoires par les associations antichasse.
Aux premiers rangs de cette liste nous pouvons trouver, pluvier, courlis, barges, bécassine, bécasseau maubèche, chevalier gambette, vanneau, alouette, sarcelle d'été, chipeau, tourterelle des bois, nette rousse, milouin, morillon. Encore des restrictions et aucune contrepartie. Ce texte est une nouvelle bérézina pour la chasse et pourtant les verts ne sont pas au pouvoir. Vous conviendrez que la marmite est suffisamment pleine pour que nous ne laissions pas exprimer légitimement notre colère !
En résumé le ROC et les Verts en rêvaient, Borloo l’a fait !
Après les premières manifestations du samedi 26 suivra le temps de celles chez nos parlementaires UMP afin de leur exprimer notre ressenti face à la trahison organisée de la majorité et des sanctions électorales qui risquent d’arriver si rien n’est corrigé. Les chasseurs comptent sur les parlementaires pour cela.
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