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Sous la houlette du député Jérôme BIGNON, le feuilleton des dernières tables rondes de la chasse n’aura pas permis d’aboutir à un accord sur les dates de fermetures de la chasse aux oiseaux migrateurs. Pourtant, selon certains négociateurs, celui-ci était déjà acquis depuis le mois d’août en guise de contre parties des accords « historiques » du 27 juillet dernier sur les dates d’ouverture. De là à penser que les négociateurs se seraient fait rouler dans la farine ?
A ce jour, le seul mérite des tables rondes est d’avoir mis en exergue l’extrémisme des représentants de l’écologie. Ainsi, le 1er octobre, le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage a démontré
le dogmatisme des associations protectionnistes et renvoyé les protagonistes dos à dos : d’un coté les antichasse arc-boutés sur une fermeture au 31 janvier et de l’autre coté, le monde cynégétique s’appuyant sur des données scientifiques avérées - tant par les travaux de l’ONCFS que par les conclusions du Muséum National d’Histoire Naturelle - favorables aux dates échelonnées du 10 février pour les canards et quelques limicoles, du 20 février pour les oies et d’autres limicoles et au 28 février pour les canards marins. Ces dates ne pouvant être qu’un préalable en attendant plus et mieux.
Balle au centre. Les jeux sont faits, rien ne va plus ! C’est au Ministre Jean-Louis Borloo d’arbitrer soit en faveur des données scientifiques et des chasseurs, soit de celles du copinage et de l’intégrisme antichasse.
CPNT rappelle, inlassablement, au ministre de l’écologie, les engagements du Président de la république en la matière et invite les parlementaires à œuvrer pour défendre les dates proposées par les responsables cynégétiques et soutenues par CPNT.
De plus, CPNT condamne la surenchère permanente d’interdictions imposées par les tenants de l’écologie comme celle des espèces interdites (courlis, barge, eider, vanneau, grand tétras, marte et belette), de l’empilage de territoires protégés (Natura 2000, corridors de protection, trames vertes, trames bleues, parc marin), de la profusion de dates à géométrie variable et d’une remise en cause des moyens et des modes de chasse.
Ce laminage orchestré par les amis du ministre de l’écologie est intolérable.
CPNT en appelle à la plus grande fermeté de la part des instances cynégétiques comme à l’objectivité des parlementaires et des membres du gouvernement pour entendre ces arguments. Les chasseurs qui ont su faire preuve de consensus, de sérieux dans leurs contributions scientifiques et d’honnêteté intellectuelle sont en droit d’attendre un juste arbitrage plutôt que des décisions doctrinaires imposées par les antichasse en présence.
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