| |
La mobilisation entreprise en octobre dernier s'est accentuée en ce début d'année et c'est de bon augure pour l'avenir de CPNT.
Le débat interne est entamé, il est productif et les premières réunions départementales rassemblent de nombreux militants. L'actualité nous montre chaque jour que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et qu'il est nécessaire de réactiver nos réseaux pour préparer la reconquête. En effet, et nous l'avons appris à nos dépends, les deux grands courants de gauche et de droite ont décidé de se partager seuls le pouvoir. Les minorités sont donc écrasées : les nouveaux modes de scrutin, l'appropriation des médias et demain la possible modification de l'attribution de l'aide publique aux partis politiques font taire les différences par une recherche de la mise au pas.
"Sois d'accord ou tais-toi !", tel est pour eux ce que doit être dorénavant le fabuleux destin du citoyen libre.
"Liberté, égalité, fraternité", si ces mots n'étaient pas inscrits sur les frontons de la République, on les ignorerait presque tant nous vivons quotidiennement l'exclusion, l'inégalité et l'intolérance.
La raison d'Etat réduit la contestation au silence pour protéger les prés carrés des puissants de ce pays. L'intérêt général est maintenant bordé par la frontière de l'IGF.
L'hypocrisie générale cautionne le parti pris et le flagrant délit (Gaymard, Julia, et les autres) est source d'événement médiatique comme pour nous faire oublier les contraintes de chaque jour subies par les Français " de base ".
Mais ce n'est pas tout. Dans ce monde devenu inhumain, l'animal est maintenant le roi ; il est protégé, adulé, choyé bien plus que les 10 % de Françaises et de Français qui n'ont plus de travail et donc plus d'argent pour nourrir leur famille ou pour la loger, pour vivre décemment comme ils sont en droit de l'attendre.
La barboteuse pour chat persan vaut plus qu'un mois de nourriture aux Restos du Coeur, une institution caritative à l'action formidable, pourtant non financée par l'Etat mais directement une fois encore par les particuliers dont la générosité permet à l'Etat de se défausser de ses responsabilités ou carences.
Les millions de francs pour implanter quelques ours dans les Pyrénées centrales auraient pu servir à conserver des écoles, des services publics ou des entreprises dans cette ruralité qui se désertifie mais l'Etat a choisi : une espèce disparaît, on réimplante mais une usine ferme et on laisse les chômeurs à leur triste sort.
Nous vivons une étrange époque que l'on subit en silence, le seuil de pauvreté touchant toujours plus d'hommes et de femmes ; une époque qui voit s'inverser les priorités en mettant l'Homme, surtout rural, en retrait au nom du " politiquement correct " et de la " pensée unique ".
C'est une des raisons majeures de l'existence de CPNT, Mouvement qui défend en tout premier lieu l'égalité des chances et le droit aux différences, au-delà des clivages politiques traditionnels et partisans qui sclérosent l'action publique.
Aujourd'hui, le combat pour défendre les intérêts de la France, notre identité, nos cultures, nos différences et nos traditions est celui du NON au référendum. Nous sommes tous concernés.
Il faut se mobiliser, convaincre et se rassembler.
Voter NON à l'Europe unique, voter NON à la Constitution qui la consacre, c'est dire OUI à l'Europe des Différences.
Le référendum aura lieu le 29 mai, le jour de la Fête des Mères, une journée symbole, conviviale et familiale. C'est un jour où les enfants reviennent des quatre coins de la France retrouver la maison familiale, leurs racines. De plus, avec l'organisation d'un tel vote ce jour-là, les Maires, eux, ne seront pas à la fête. Pourquoi dans ces conditions gâcher cette fête, à moins que ceci cache la volonté de permettre d'augmenter le taux d'abstention ?…
Ne nous laissons pas berner par tout ce micmac politique nauséabond qui n'a pour objectif que de refuser le débat, de le dévoyer en ne disant pas la vérité aux Français, en ne leur disant ou montrant rien de cette Constitution qui pourtant touche au quotidien des gens. Y aurait-il encore des vérités qui ne seraient pas bonnes à dire ? Cacherait-on aux Français les dessous de cette Europe qu'on veut à tout prix nous faire adopter ?
Soyons responsables et autour de CPNT, rejetons un texte qui va à l'encontre de notre identité nationale et de nos valeurs qui placent l'Homme au centre de tout, au centre de l'action publique !
|