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L’épidémie de grippe aviaire a entraîné la suppression de la chasse avec appelants.
L'élection présidentielle est la seule élection qui impose aux médias de donner à tous les candidats le même temps de parole. C'est dire l'importance de cette campagne qui peut permettre à des nouveaux de faire franchir le cap de la confidentialité à leurs idées.
C'est grâce à cela, mais aussi à l'action de tous sur le terrain, que j'ai pu, en 2002, rassembler sur mon nom et celui de CPNT près de 1.300.000 voix, score jamais atteint par notre mouvement depuis sa création en 1989. Même si les modifications du mode de scrutin, mises en place pour éliminer les mouvements tels que le nôtre, nous ont empêchés de conserver les élus régionaux et européens, il n'en demeure pas moins que notre électorat existe toujours et croit en nous. L'échéance de 2007 sera donc capitale pour l'avenir de CPNT. Il faut dès aujourd'hui y réfléchir et c'est ce que j'ai demandé aux délégués départementaux et au Comité Exécutif réunis à Rungis le 8 avril dernier.
En effet, je constate qu'aujourd'hui le mouvement ne tient médiatiquement que sur un seul nom : le mien. C'est ainsi fait, on peut le regretter et c'est mon cas, mais les médias, notamment la télévision, choisissent leurs interlocuteurs. C'est dangereux car il suffit d'une indisponibilité, même passagère, du " leader " ainsi désigné pour marginaliser un mouvement politique, même s'il est bien structuré et porteur d'avenir.
C'est la raison pour laquelle j'ai proposé à l'Assemblée Générale de mettre en piste un nouveau candidat pour la présidentielle de 2007. Ce n'est pas une dérobade, mais mon seul souci est de pérenniser notre mouvement et ses valeurs. A 62 ans, à la retraite professionnelle, on ne peut pas représenter l'avenir et je pense qu'il faut choisir quelqu'un de plus jeune, chargé de relooker notre mouvement à partir de notre programme de Borgo. Or, nous ne pouvons faire émerger quelqu'un qu'au moment d'une élection présidentielle et celle de 2012 me paraît trop éloignée. Je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux choisir le moment de passer le relais plutôt que de le voir imposé par les évènements et donc le subir. Le moment me paraît bien choisi car nous avons le temps de solliciter les candidatures, de bâtir un nouveau programme et une nouvelle stratégie. Le récent malaise exprimé par les jeunes doit aussi nous inciter à nous remettre en cause.
D'autre part, en tant que Président de CPNT, je l'accompagnerai et mettrai toute mon énergie à son service. Nous ne serons pas trop de deux pour affronter les médias, les meetings et occuper le terrain. Je pense également que la vie politique a besoin que les candidats soient renouvelés car ils n'ont pas à être candidats à vie comme on le voit malheureusement trop souvent. Le renouvellement, s'il existe, permettra aussi aux jeunes générations de s'impliquer. Il me paraît malsain que ce soit toujours les mêmes têtes d'affiche. Chaque homme a ses limites ; il arrive un moment où il s'entête car la routine et l'habitude peuvent lui fermer les yeux.
Je ne souhaite pas que cela soit le cas pour CPNT. On a toujours voulu une société de partage.
Montrons par la pratique que nous y sommes attachés. Je suis heureux que l'Assemblée Générale, à la quasi unanimité (3 voix contre), ait compris le sens de ma démarche car je suis convaincu que cette solution va nous donner un souffle nouveau, un regain de jeunesse, un nouvel élan. C'est avec beaucoup de sérieux et de responsabilité, sans à priori et en excluant les critères affectifs, qu'elle a adhéré à cette proposition.
Je suis persuadé que vous toutes et vous tous allez y adhérer avec enthousiasme, mais il faudra aider et soutenir notre candidat(e), gagner des adhérents pour conforter nos réseaux, faire campagne, convaincre notre électorat et l'élargir. La défense de nos valeurs passe par une mobilisation sans précédent mais j'y crois car nous savons que quand nous le voulons, nous le pouvons.
Tout en conservant mes responsabilités de Président de CPNT, je donnerai l'exemple, j'y mettrai tout mon coeur et toute mon énergie afin que le score, notre score, soit à la hauteur des nos espérances.
Je vous demande de vous engager résolument, comme vous l'avez fait en 2002, pour poursuivre notre combat. Toutes nos revendications sont maintenues, le discours sera étoffé, les structures améliorées.
C'est un merveilleux défi qui nous attend. Ensemble nous saurons, j'en suis sûr, le relever.
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