Accueil Adhésion Boutique Plan du site

 

Nous écrire          

 
 EUROPE - Actualité
 
 

 

 
 21/09/2005

 

envoyer  imprimer  
  Quelle agriculture française dans l’Europe ?
   
 

L’Europe, c’est un bilan désastreux pour notre agriculture

 

Si au début de la création de l'Europe, celle-ci a aidé nos agriculteurs avec la PAC, les choses ont bigrement changé depuis une dizaine d'années avec :

 
  • une Europe qui n'assure pas l'avenir de nos agriculteurs grâce à des prix stables et rémunérateurs

  • une Europe qui a fait passer le nombre d'agriculteurs français de 3.000.000 à 400.000, notamment parce que les prix à la production ont été divisés par 3 depuis 1960 alors que les prix à la vente ont été augmentés de 10% sur la même période (source INSEE et APCA)

  • une Europe qui, après avoir européanisé l'agriculture en disant que c'était la panacée universelle, explique maintenant que la seule bonne solution, c'est la renationalisation de l'agriculture, tout ça en fait parce que l'Europe ne veut plus rien payer aux agriculteurs.

  • une Europe qui diminue ses aides aux agriculteurs et augmente ses aides à la protection de l'environnement et aux associations écologistes.

  • une Europe qui a réformé la PAC, au nom de la mondialisation et pour payer l'élargissement et la politique environnementale, avec le soutien du gouvernement, en mettant à mal nos agriculteurs (seuls les députés européens CPNT s'étaient opposés à cette réforme en 2003) : dorénavant, la nouvelle PAC profite donc aux industries agro alimentaires et à la grande distribution, pas aux agriculteurs et encore moins aux petits.

  • une Europe qui a diminué le budget agricole en lui imposant la prise en charge de la politique environnementale protectionniste (notamment Natura 2000) malgré les détournements d'argent et les fraudes relevés récemment par la Cour des Comptes européennes sans que rien ne soit fait.

  • une Europe qui fait supporter à nos agriculteurs le coût de l'élargissement aux nouveaux états membres qui en plus, sont de gros concurrents agricoles déloyaux car ils n'ont pas les mêmes charges salariales et sociales et n'ont pas de quotas.

  • une Europe qui développe Natura 2000 en faisant payer cette protection (21 milliards d'€!) par les crédits PAC et FEOGA.

  • Une Europe qui ne sait pas quoi faire contre l'insécurité pour l'agriculture et le consommateur

 

L’exemple de l’incurie de l’Europe : “l’insécurité alimentaire”

 
  • Vache folle
    Privilégiant les produits financiers à l'intérêt des consommateurs (ce qu'on retrouvait d'ailleurs dans le projet de Constitution européenne qui ne " fabriquait " pas un citoyen mais un simple consommateur), en pleine crise, l'Europe a favorisé la propagation de la maladie de la Vache Folle malgré l'opposition de la France, de gauche comme de droite, qui a été incapable de défendre nos intérêts. En effet, sur pression des Anglais et pour leur permettre d'écouler des stocks considérables, la Commission européenne a levé l'embargo et facilité la circulation et la vente de viande pouvant être contaminée.

  • OGM
    Malgré l'opposition de la France, les OGM sont dorénavant autorisés sur notre territoire alors qu'on ne sait pas ce qu'ils peuvent causer au niveau de la santé publique et des consommateurs. Tous les politiques, de gauche comme de droite, ont soutenu la Charte de l'Environnement et son principe de précaution que curieusement, chacun s'évertue à écarter sur un tel sujet : c'est vrai que psychologiquement, c'est plus facile contre la chasse !

 

Avec l’Europe, c’est moins de subventions pour les agriculteurs

 

En instaurant l'éco conditionnalité, c'est l'Europe qui, sans augmenter le budget agricole (45% du budget total), prévoit de s'en servir pour financer sa politique d'environnement (Natura 2000 qui coûte 21 milliards d'b) et payer la modernisation de l'agriculture des pays de l'est.
On peut donc parler de "chantage à Natura 2000" car l'Europe fera de nos agriculteurs de simples jardiniers qui vont devoir payer eux-mêmes la mise en place de Natura 2000 21 milliards d'€ nécessaires ! et s'appliquer eux-mêmes des restrictions et protections écologistes pour pouvoir toucher quelques aides européennes. La règle dorénavant, c'est : " Pas de protection écologiste, pas de subventions " !
La réalisation des projets et revendications anti PAC de Tony Blair, au Sommet de Bruxelles en juin dernier, n'est donc pas si loin que ça puisque le processus de réduction est déjà cours, notamment avec la réforme Budgétaire européenne !
Et n'oublions pas le fait que les pays de l'est n'ont pas de quotas à respecter avant 2013 alors que nos agriculteurs sont verrouillés par des quotas qui les empêchent de vivre !

   
 

Les engagements agricoles de CPNT

 

La revitalisation du monde rural passe par le maintien, le soutien et le développement d'une agriculture de qualité avec des débouchés et des marchés assurés, comme avec un statut garanti, pour produire mieux et pour éviter tant les dérapages et restrictions de l'Union Européenne et les méfaits de la mondialisation. C'est bien pourquoi, en 2003 au Parlement européen, nos députés CPNT s'étaient opposés à la réforme de la PAC (soutenue pourtant par les dirigeants politiques et agricoles nationaux !) qui met à mal notre monde agricole. C'est aussi pourquoi CPNT s'était opposé à tout nouvel élargissement de l'Europe car il faisait rentrer dans l'UE des pays qui sont nos principaux concurrents agricoles. Les faits nous ont donné raison puisqu'aujourd'hui, on constate une concurrence déloyale de ces pays qui tout en profitant des primes agricoles, ne sont pas assujettis aux quotas alors que pour nos agriculteurs, c'est progressivement l'inverse !

La qualité de la vie est intimement liée à une production et une alimentation saine. Cette qualité et cette confiance dans nos produits ne se décrètent pas, elles se suscitent grâce à nos agriculteurs.
Il faut recréer le lien de confiance entre producteurs et consommateurs par un programme de promotion de l'agriculture française et de sa qualité.

CPNT affirme qu'il faut :

 
  • Défendre fermement l'agriculture française dans le cadre de l'OMC et de l'élargissement de l'Union Européenne.

  • Soutenir une PAC équilibrée assurant aux agriculteurs des prix et des revenus décents.

  • Maintenir l'outil agricole, notamment en zones rurales connaissant des difficultés comme la montagne.

  • Promouvoir la diversification, la pluriactivité et les activités complémentaires pour les agriculteurs.

  • Prévoir des aides fiscales et financières pour les reprises d'exploitation (rachat, succession,…).

  • Alléger les charges pendant les 1ères années d'exploitation suite à une reprise.

  • Revaloriser les retraites des agriculteurs, scandaleusement trop basses.

  • Assurer une juste prise en charge des risques agricoles, épidémies diverses ou catastrophes naturelles.

  • Développer des soutiens spécifiques en reconnaissance du rôle de l'agriculteur dans l'espace rural et l'environnement.

  • Simplifier les démarches administratives (stop à l'abus de paperasserie). . Interdire les OGM sauf à but médicinal (en culture closes et sous strict contrôle).

  • Promouvoir les produits du terroir (mise en place de filières locales courtes de distribution, appellations contrôlées, labels, AOC, races spécifiques et régionales).

 
 
 
 

Accueil | Représentants | Communiqués | Journal | Adhésion | Chasse | Pêche | Europe | Environnement | Territoire | Natura 2000
Plan du site | Nous contacter

CPNT © - Dernière mise à jour le 26 juillet 2010