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Ce texte européen avait également constitué l'une des raisons du rejet du projet de Constitution. Et que découvre- t’on ? Qu'après l'avoir mise au placard le temps du référendum, l'Europe et la Commission viennent de la relancer avec une adoption prévue en janvier 2006 !!!
De qui se moque-t-on ? Pendant le référendum, le Président de la République avait exigé son retrait : on voit que ça n'a pas duré longtemps et que ça n'a pas freiné la Commission. Pourquoi ne l'entend-on pas, avec le gouvernement, s'élever de nouveau contre cette directive qui mettra à mal nos emplois ? Oh, si, il a au cours d'une conférence de presse attaqué la Commission, mais au sujet du dossier des licenciements de la société informatique américaine Hewlett-Packard, en déclarant : "Les citoyens ont le sentiment, en France, mais ailleurs aussi, que la Commission ne défend pas avec suffisamment de détermination et d'énergie leurs intérêts, et en particulier leurs intérêts économiques et par conséquent les problèmes sociaux."
C'est vrai et il aurait pu faire la même critique à son gouvernement ! Mais alors pourquoi ne bloque-t-il pas complètement ce texte et qu'il ne fait pas rentrer dans le rang les députés européens UMP qui, en octobre, ont soutenu la relance de la directive Bolkestein, avec le maintien du principe " du pays d'origine " pour salaires et charges sociales et en imposant l'application de ce texte dévastateur aux services publics et qui risquent bien d'en sonner la mort ? Serait-ce l'anarchie ou l'application du principe " faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ? "… Alors, place aux actes et mettez ceux-ci à Bruxelles en conformité avec vos promesses parisiennes |