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 PÊCHE - Actualité
 
 

 

 
 01/12/2005

 

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  Cormoran : pour des mesures ambitieuses de régulation !
   
 

Alors que le fléau continue à frapper les piscicultures et les poissons en général, la grippe aviaire est venue aussi pénaliser les professionnels du poisson d'eau douce.
Ceux-ci avaient obtenu, après des années de revendications (combat toujours soutenu par CPNT), que des quotas de cormorans puissent être abattus chaque année : la procédure est lourde, rigide, mais elle a au moins le mérite d'exister. Même si les quotas sont insuffisants. Il est clair cependant que deux des solutions seraient la destruction de nids et le retrait de cette espèce qui prolifère à outrance de l'annexe de la Directive oiseaux de façon à ce que des prélèvements de gestion plus importants et plus réguliers puissent avoir lieu.

Pourtant, ce sont des dispositifs a minima qui ont été retenus au niveau européen et dont la maigreur des quotas de cormorans (la population totale des cormorans en France est de 100.000 !) à prélever ne parvient pas à cacher la misère. Ces actions dites passives sont inefficaces tout en ayant un coût exorbitant et le lobbying écolo face à la lâcheté ou la frilosité des décideurs politiques empêche l'adoption de mesures plus ambitieuses et efficaces. Ces mesures devraient faire l'objet d'un plan de régulation et de limitation de l'expansion du cormoran à l'échelon européen par une union des moyens entre chaque pays sur la base d'une politique commune. C'est à cela que doivent s'atteler les pêcheurs et les pisciculteurs et ils peuvent compter sur l'appui de CPNT.

Et puis, comme si tout ce qu'avait obtenu chasseurs ou pêcheurs se devaient d'être rogné, que le ministre de l'environnement soit de gauche ou de droite, voilà que l’Etat a décidé dans certains secteurs pour lutter contre la grippe aviaire que les tirs de cormorans devaient être … suspendus ! Curieuse façon de lutter contre le risque de propagation d'une maladie qui, "grâce" à ces pontes de l'environnement et de l'agriculture, pourra être propagée par les cormorans, fléaux de nos rivières. Choquant quand on sait que les appelants des sauvaginiers, eux, ne doivent plus bouger, ni aller à l'eau sur décision ministérielle !

 
 
 
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