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C'est devenu une habitude et une fixation pour Bruxelles : restreindre l'activité professionnelle de nos marins-pêcheurs.
Après des obligations de déchirage de bateaux, l'instauration de normes restrictives sur les filets et matériels, après instauration de périodes de pêche plus courtes et de zones de pêche plus étroites, l'Europe instaure de plus en plus de quotas destructeurs pour notre activité marine.
Ainsi, après de fortes restrictions portant sur la pêche des anchois qui seront renouvelées l'année prochaine dans le Golfe de Gascogne (ce qui a conduit à la ruine de nombreux " petits " pêcheurs professionnels déjà asphyxiés par la flambée du prix des carburants, c'est au tour des pibaliers de passer au tourniquet.
La pibale, en plus d'être une petite anguille juvénile, est aussi une culture et une tradition dans le sud-ouest. L'idée de Bruxelles est d'en fermer la pêche 15 jours par mois pendant la période traditionnelle de pêche et de la réserver aux pêcheurs professionnels. Certes, il faut gérer la ressource pour s'assurer du maintien d'une population viable pour l'avenir mais est-ce alors dans ce cas de telles mesures qui le permettront ? Pas sûr : est-ce vraiment en supprimant les petites prises personnelles des pêcheurs amateurs qu'on relancera l'espèce ? Est-ce en limitant la période de pêche pour les Français, mais sans toucher à celle des pêcheurs d'autres pays, que la pibale sera relancée ? Ne serait-ce pas plutôt en demandant aussi un effort aux 1ers acheteurs et consommateurs que sont les asiatiques que ça pourrait s'arranger ? Pourquoi pas des quotas d'achat ?...
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